Chères toutes, 

j'ai simplement envie de vous faire partager 2 photos, c'était cet après-midi, près du cap Fréhel. J'ai été saisie d'une folle envie de mer, de vent, d'infini, de marche rapide dans le sable, sur les rochers, sur le sentier, d'escalade. Ce coin fait vraiment partie de mon enfance, et bien plus; c'est le chemin qui mène jusque chez mes grands-parents, qui habit(ai)ent un peu plus loin, au-dessus de la mer, pas loin du fort Lalatte. La vue depuis la maison était extraordinaire, pleine mer sur plus de 180 degrés; c'était avant que la végétation des jardins voisins ne bouche partiellement la vue.

Je me suis arrêtée un moment ici, en haut d'un grand rocher. Regard vers le cap Fréhel et son phare. Tiens mais c'est vrai, le papa du papa du papa de mon papa a été gardien de ce phare. Il a dû en passer des heures, et des heures, à regarder l'horizon, à surveiller les bateaux... j'imagine un homme qui parle peu, en tous cas pas pour ne rien dire...

Regarder la mer, c'est une des choses qui m'émeut le plus, qui me transporte littéralement. Etre en mer aussi d'ailleurs. C'est inexplicable. Je tiens ce besoin de mer de mon papa très certainement. Ca me touche d'imaginer que cela remonte sans doute à plusieurs générations.

robc

 

Pas besoin de faire des années d'étude de géologie pour comprendre la force de ce qui s'est joué ici, pour faire ainsi piquer la roche dans l'eau...

 J'ai bien remarqué cette petite cavité, en haut à droite de la photo. Petite séance d'escalade dans cet escalier géant, et hop, j'y suis, la vue est imprenable (en fait si on sait repérer cette cavité je pense qu'on peut aussi y accéder par le haut de la falaise, en quittant le GR, mais cette voie est sans espèce d'intérêt pour l'Aventurier). Au milieu de la photo suivante, c'est le rocher d'où est pris le premier cliché. Je n'y ai pas dérangé d'oiseau.

Va savoir pourquoi, j'étais bien, à l'étroit, dans ce réduit protecteur, et cela m'a rappelé "Vendredi ou la vie sauvage" de Michel Tournier, étudié au collège. Robinson se love dans une grotte et y retrouve l'insouciance de l'humain in utero; au point de presque s'y abandonner (hum, maman, si tu me lis, y'a pas de malaise, hein, je ne regrette rien ;-) !!). Il ne fallait tout de même pas que j'y reste trop longtemps (2nd degré, je précise), alors j'ai ramassé 2 gourdes de compote vides que de g*urdes d'humains avait laissé traîner là, et je suis repartie sur la plage. Tout au bord de l'eau, un peu loin des humains.

rob

 **** Bah, il est bizarre cet article, y'a pas de couture?? Bon, OK, un clin d'oeil couture, pour la route... car pour venir jusqu'ici, il faut passer... par là ! ****

lacouture

Photo prise il y a quelques temps déjà, ressortie pour l'occaz'.

Bon, batteries rechargées pour la semaine,  c'est reparti pour un tour... bonne semaine à toutes !